Les expressions artistiques et culturelles :

Description :

La Ville et de nombreuses associations portent une véritable attention aux expressions et aux pratiques artistiques des amateurs et des professionnels.

 

Les questions qui se posent aujourd’hui sans pour autant être exhaustives :

Selon vous :

  • A quel titre et jusqu’à quel point les pratiques amateurs ou professionnelles doivent-elles être accompagnées ?
  • Comment appréhender les nouvelles pratiques (ex. approche autodidacte, à domicile, média numérique, etc.) ?
  • Comment provoquer des rencontres, croiser les approches et les domaines artistiques ?

 

Les prochains temps de concertation :

  • Vendredi 20 janvier 2017  – 19h au conservatoire musique et danse

 

2 réflexions sur “Les expressions artistiques et culturelles :

  1. Jérome Joy dit :

    Plusieurs remarques :

    – 1/ je ne crois pas que pratiques amateurs vs pratiques professionnelles est un bon levier de discussion. Cela amène toujours des débats sans fonds, chacun.e campant sur des représentations symboliques de « statut » (à savoir pourtant qu’il n’existe pas, je crois, de statut d’artiste en France).
    Je crois qu’il faut juste reconnaître que ces deux pratiques ont des problématiques différentes, des réseaux et des appuis différents, et, que de toutes manières, les limites sont très floues : un artiste « dit professionnel » a souvent une économie « amateur » (la Maison des Artistes n’est ni la panacée, ni le sésame), et un artiste « dit amateur », en arts plastiques, peut avoir a contrario une économie « professionnelle » (libérale) productive et active sur un réseau repéré qui peut être foisonnant (expositions, salons, etc.).
    Pour reconnaître une des problématiques par exemple qui est celui d’un artiste (professionnel) : la pratique de projets (à distinguer de la pratique d’objets ou de produits), etc.
    ps : j’avoue aussi me positionner pour l’instant en porte-à-faux vis-à-vis des manières dont des cadres volontaires de professionnalisation d’artistes sont mis en place, naissant aujourd’hui un peu partout en tant que politiques publiques et territoriales (développeurs d’artistes, pépinières, agences, etc.).

    – 2/ question : quels sont les dispositifs d’accompagnements et de soutiens aux artistes portés par la ville ? (par ex. bourses artistiques ?) Y-a-t-il des artistes déjà « soutenus » par la ville ?
    C’est important car l’existence d’un soutien aux artistes (sous une forme concertée et ad hoc, avec majoritairement des pairs, et une charte par exemple, avec un fonds annuel pour porter les projets de 5 à 10 artistes, toutes disciplines confondues, sur des montants raisonnables – 1000 à 2000 euros) permettrait d’identifier que la création artistique peut devenir une « priorité » de la municipalité, à l’aide d’un budget modique, et peut venir accompagner et compléter les structures existantes qui ont leur propre modalité de portage de projets et de soutien à des artistes. Cela permettrait de soutenir des projets axés directement sur et dans la ville sans faire de concurrence aux structures.
    Je propose cela comme une piste.

    – 3/ la question du numérique a été posée ainsi : qu’est-ce que le numérique peut apporter à l’art ?
    Je propose le contraire : qu’est-ce que l’art peut apporter au numérique ? afin de contourner une réponse qui serait les applications techniques, la démonstration technologique, etc. (En général en art, on aime bien quand les choses, techniques, ne fonctionnent pas forcément bien, ou mal, ou autrement – un exemple : 2001 Odyssée de l’espace (Kubrick), avec le robot HAL (= IBM) …)
    La question de la ville numérique (IBM), au niveau artistique, doit rester une question liée à la création, pas une application ou un bassin de démonstrations technologiques.

    – 4/ Sur les questions de rencontres et de croisements, je crois que ces dernières années plusieurs initiatives ont été menées dans la ville :
    • avec plus ou moins de réussites, et plus ou moins d’impacts (nous avons commencé à les énoncer et les mettre en œuvre, il suffit sans doute de les améliorer et de les multiplier)
    • les concerts chez l’habitant (Instants Fertiles), le cinéma local participatif, la fanfare expérimentale (IF), des projets lancés sans encore avoir trouvé des réalisations probantes (Vitrines vides, Infiltrations dans la ville, etc.), un lieu coordonné d’ateliers / agora de la création artistique et chantiers d’artistes (Projet Neuf) (décrit ci-dessous).

    et, donc, également la volonté de plusieurs artistes à porter un « lieu » :

    C’est ainsi que nous (un groupe de vingt, voire plus, artistes et autres, plasticiens, musiciens, architecte, cinéaste, etc.) développons aujourd’hui avec un nouveau projet qui est en train de se construire (intitulé provisoirement, « Projet Neuf », comme « nouveau projet »), avec la particularité de participer à l’inter- et trans-disciplinarité, qui est difficilement portée par les structures et dispositifs existants (catégories), mais que nous savons bien initier par nous-mêmes et favoriser.
    De plus, l’organisation que nous cherchons pour ce projet veut être en adéquation avec notre spécificité, et nous sommes en train de l’élaborer : collégiale, co-responsable, co-opérative, fair-play, ouverte, articulant des inter-indépendances et des autonomies, etc. D’où notre réflexion sur le « plus » d’une association traditionnelle. Finalement c’est le « lieu » que nous trouverons dans la ville qui amorcera le projet et qui nous permettra de le construire, et c’est l’exigence artistique commune et individuelle, sur place, qui en sera l’énergie et le moteur.
    Pour faire court et être plus concret, notre projet, qui vient après deux années et demie d’expérience d’un projet pilote de la même veine (http://pcpilote.saint-nazaire.cc/ ) ne se veut pas un projet structurel de diffusion et de production, mais un lieu interdisciplinaire (de toutes les disciplines) de « recherche » et d’expérimentation, un lieu de travail, un lieu d’initiatives et d’échanges, construit et mené par les artistes (des ateliers d’artistes en quelque sorte, sans être des résidences) : un « libre-lieu », pour faire résonance aux tiers-lieux, et moins aux « friches », et faire de la place à la création artistique dans notre contexte actuel dans lequel l’économie est toujours trop souvent le levier exclusif et décisif.
    Nous avons conscience de la « richesse » qu’apporte la création artistique, qui participe à la fois à un patrimoine (l’art d’aujourd’hui pour le patrimoine de demain), et à un « bien » commun immatériel et présent (celui des expériences, esthétiques, sociales, etc.) qui n’a pas de prix, ou si on lui en donne un, il doit être certainement inestimable.

    – Jerome Joy ( joy@thing.net )

  2. Rendez-vous de la culture dit :

    Intégrer les mutations sociales aux méthodes d’ingénieries culturelles : Les réseaux sociaux, le numérique et les modes collaboratifs évoluent et font évoluer les habitudes de tout un chacun. Tenir compte des nouveaux centres d’intérêts et outils du quotidien comme supports de médiation culturel. Pour nous (CAE Oz) c’est les mutation du travail qui importe en priorité : le développement de l’entrepreneuriat (culturel ou non), l’évolution des profils de postes dans l’entreprise et l’industrie contraignent à plus de créativité et d’adaptation. Les artistes ont leur rôle à jouer dans l’accompagnement de la créativité. Travailler donc sur la place des artistes et des créateurs dans le tissus social et économique, innover dans l’ingénierie culturelle et promouvoir la compétence créative en tant que tel.

    A bientôt

    Marc Martinez
    Oz – Coopérative d’Activités et d’Emploi des métiers culturels et créatifs
    Pays de la Loire
    1 Bd Paul Leferme 44600 Saint-Nazaire
    http://www.oz-coop.fr< http://www.oz-coop.fr/>

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