Les enjeux de la culture :

L’enjeu qui nous mobilise actuellement est tant artistique que culturel, dans son acception large. Les problématiques culturelles et sociétales sont intimement liées. Comment les collectivités, les acteurs culturels, les artistes, les autres acteurs potentiels considèrent cette donne, dans une démarche collective, au profit de l’intérêt local et général ?

 

La Ville de Saint-Nazaire a de nombreuses ressources artistiques et culturelles : des institutions, des services et des associations souvent reconnus, repérés et fréquentés par une partie de la population, des actions diversifiées, à la fois qualitatives et accessibles, des artistes mobilisés. Il faut donc poursuivre ce mouvement et continuer à orienter l’investissement collectif au service de l’épanouissement individuel et collectif, de la mise à connaissance et de l’inscription au monde (local et global) dans sa diversité, son altérité et sa richesse, de la cohésion, au vu des mutations sociétales profondes qui s’opèrent.

D’autres enjeux se formalisent et se révèlent aussi collectivement : la créativité, la prise en compte de l’innovation, l’expérimentation collective sont des ressorts à activer plus fortement pour participer à la dynamique générale, pour contribuer à la fabrique de la ville de demain, d’un imaginaire, d’un désir de vivre et de s’approprier la ville, dans des ambiances originales, plus marquantes.

 

Autant de pièces d’un même puzzle qui participent à l’écriture et la transmission des récits de la ville.

 

Cette ambition a priori partagée nécessite de poser un regard lucide sur les forces, les ressources, les potentiels mais aussi sur les fragilités, les dysfonctionnements et les limites du territoire et des acteurs que nous sommes. Elle nécessite aussi de considérer et d’envisager parfois l’évolution de certains paradigmes, d’organisations et de méthodes.

 

Car au-delà de ces principes généraux et généreux, il y a la réalité du quotidien. Les budgets serrés des collectivités et des acteurs associatifs obligent à des choix clairs et priorisés, à rechercher l’optimisation de nos moyens et outils respectifs, à décloisonner entre politiques publiques et initiatives privées, à innover et expérimenter, à envisager des hybridations, pour faire intelligence collective. Le détachement d’une partie non négligeable des habitants vis-à-vis de l’offre culturelle nous impose aussi de nous questionner continuellement sur la convergence entre la diffusion des œuvres et des ressources et les aspirations et contraintes quotidiennes de ces derniers. L’inscription des droits culturels dans les lois NOTre et Loi Création Architecture et Patrimoine nous rappelle aussi qu’il ne faut jamais baisser la garde, et au contraire remonter encore plus les manches, en organisant une éducation artistique et culturelle qualitative pour tous, une offre en direction des publics empêchés, un travail sur l’altérité, une accessibilité et une adaptation des pratiques amateur, des projets collaboratifs et participatifs avec les habitants, de nouvelles formes de médiation, etc. Il est bien ici question de poursuivre la constitution d’un service public culturel à l’échelle d’un territoire.

Les rendez-vous de la culture doivent nous permettre de prendre de la hauteur, de mettre en dynamique et en perspective, tout en ayant conscience des contraintes et des limites de l’exercice.

 

Cette démarche a pour objectif d’assoir et conforter les missions et activités qui vont dans le sens de l’intérêt général et local, qui s’adaptent aux mutations incontournables mais aussi qui résistent aux mouvements plus insidieux et individualistes qui traversent la société. Elle a aussi pour ambition d’initier de nouveaux projets, de nouveaux modes de coopération, dans des temps et des cadencements qui devront être analysés, en fonction des priorités et des moyens alloués.

 

C’est dans cet esprit que se tiendront les commissions thématiques. Thématiques diverses, repérées dans les phases précédentes de la démarche, qui pourraient (ou non) être poursuivies dans leur analyse, voire leur conception et leur mise en œuvre opérationnelle si elles ont un potentiel, font intérêt local et sont in fine jugées prioritaires. A noter que la Direction de la Culture poursuit en parallèle son travail d’analyse des missions, activités et projets portés par les équipes municipales sectorielles et transversales, ainsi que son travail d’analyse et de partenariat avec le tissu associatif, au premier rang desquels on retrouve les associations conventionnées.

 

Il convient donc de continuer à alimenter la réflexion collective, à préconiser ce qui fait  intérêt local partagé, afin d’accompagner les élus à dessiner les contours de la politique culturelle et les associations à préciser leur positionnement dans ce projet collectif.

La Direction de la Culture, Ville de Saint-Nazaire

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